La mise à l’épreuve du vivre ensemble

16 janvier 2015

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Dans un article titré Charlie Hebdo ou le prix de la « société complexe », le collectif Socioprolixes s’interroge sur une question-clé soulevée par les attentats de la semaine dernière : comment l’individu peut-il être à la fois plus personnel et plus solidaire au sein de sociétés dont les diversités sont telles que le vivre ensemble se limite à une coprésence sur un même territoire national et un morceau, plus ou moins long, d’histoire commune ?

 

Pour tenter d’apporter une réponse à cette question, les sociologues et politistes du blog Modes de vivre reviennent sur le concept de division du travail social développé à la fin du XIXe siècle par Emile Durkheim. « A mesure que la société s’étend et se concentre, elle enveloppe de moins près l’individu et, par conséquent, peut moins bien contenir les tendances divergentes qui se font jour », constatait ce dernier. Mais cette diversité ne signifie pas pour autant morcellement.
La mise à l’épreuve du vivre ensemble
C’est même parce que cette division sans précédent des tâches et des fonctions qui caractérise nos sociétés complexes ne se limite pas à la sphère économique mais prend largement en les institutions, les corps intermédiaires, et la société civile que les individus sont rendus plus interdépendants. La société est renforcée par ce qui la met en danger : la diversité de la population. A condition que chacun trouve sa place dans la division du travail.

 

Crédit photo : Espen Sundve sur FlickR (CC BY-SA 2.0)

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