Attentats du 13 novembre : l’importante résilience communautaire

16 novembre 2015

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« La menace est quasiment impossible à prévenir dans sa globalité », indiquait un cadre de la police judiciaire avant les attentats. Il faudra vivre avec. Les témoins d’abord, pour qui leurs proches tiennent bien-sûr une première place pour les écouter, les comprendre. La communauté tout entière ensuite, qui ne pourra se contenter de réagir dans l’urgence et devra engager un processus d’adaptation à ces nouvelles réalités. Rebondir.

 

La résilience communautaire, c’est justement « l’habileté d’une communauté à répondre à l’adversité et ce, en cherchant un meilleur niveau de fonctionnement. » (Kulig, 2000). Employé aussi en psychologie, le terme polysémique correspond à la capacité d’une personne ou d’un groupe, « de bien se développer, de continuer à se projeter dans l’avenir, en présence d’événements déstabilisateurs, de traumatismes sérieux, graves, de conditions de vie difficiles» (Cyrulnik, 2001). Les attentats de vendredi à Paris la nécessiteront indéniablement.

 

peace for paris

 Peace For Paris – Jean Jullien

 

Plus peut-être que la capacité à rester fonctionnel, la résilience communautaire est la capacité à rester en lien. Or le risque de repli sur soi provoqué par les attaques terroristes est une manière de constamment l’amoindrir. C’est pourtant en temps de crise que le filet de sécurité qu’est le tissu social prend toute son importance. Une communauté résiliente est connectée. Elle a toujours des liens avec  des acteurs extérieurs qui lui assurent soutien et conseils. Elle ne se cloisonne pas.

 

«La résilience est un tricot qui noue une laine développementale avec une laine affective et sociale…La résilience n’est pas une substance mais un maillage.» (Cyrulnik, 1999)

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