S’occuper d’un proche en perte d’autonomie ? Oui mais pas sans aide !

22 décembre 2010

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Selon une récente enquête CSA Vitalliance, seuls 27% des français interrogés sont favorables à prendre en charge une personne âgée dépendante chez eux. Plutôt qu’un désintérêt face à la condition des seniors, il faut y voir le reflet de la complexité du rôle d’aidant familial. Aider un proche en perte d’autonomie a un impact fort sur tous les aspects de la vie.

S’occuper d’un proche en perte d'autonomie ? Oui mais pas sans aide !

Les résultats d’enquête indiquent en effet que les sondés se révèlent soucieux des conditions de prise en charge d’un proche en perte d’autonomie, puisque 87% des français interrogés souhaiteraient que la personne âgée continue à vivre à son propre domicile. Mieux encore, 53% accepteraient de prendre en charge un parent âgé, avec l’appui d’une aide à domicile.

Car c’est principalement les impacts sur la santé, la vie personnelle, familiale et professionnelle, qui freinent les personnes interrogées : des difficultés que l’Observatoire de la personne avait permis d’identifier. Rappelons que tous les besoins des aidants que l’observatoire met en lumière, soulignent l’importance d’entourer les personnes aidantes :

  • Information, écoute, accompagnement adapté à chaque situation personnelle,
  • Reconnaissance du rôle d’aidant,
  • Formation, pour ceux qui le souhaitent,
  • Aides financières couplées à des aides de service.

Des structures associatives existent pour soutenir les aidants (voir notre reportage sur le café des aidants), ainsi que des dispositifs de droit commun comme l’APA, et des dispositifs mis en place par l’action sociale des caisses de retraite complémentaire (par exemple, l’aide au répit). Au-delà de l’existant, c’est la réforme de la dépendance menée par l’Etat qui devra apporter des réponses concrètes à l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, et de leurs aidants.

Qu’est-ce que

Priorité
à la Personne

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