« Les couleurs de l’oubli », un autre regard sur les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer

18 décembre 2014

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« Les libraires ne savent pas sur quelle étagère ranger ce livre », plaisante son éditeur, Bernard Stephan. Et pour cause : il n’est pas le reflet d’un travail sur la médecine ; il ne traite pas non plus des répercussions sociales de la maladie d’Alzheimer. Cet ouvrage amène ses lecteurs à renverser le regard qu’ils portent sur les personnes âgées, affaiblies certes, mais tout aussi vivantes et créatives.

« Le silence appelle le silence. La distance, la distance. L’indifférence, l’indifférence. Ces tableaux racontent l’histoire d’une relation. Cristallisée dans la lumière. Hors du temps. » Ces mots de Jean Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d’éthique et co-auteur du livre, accompagnent les oeuvres réalisées par des personnes âgées dans l’intimité d’un atelier de peinture, au cœur d’un hôpital, en bordure d’une forêt de l’Essonne. Loin.

Livre Les couleurs de l'oubli sur la maladie d’Alzheimer

« Les couleurs de l’oubli », François Arnold et Jean Claude Ameisen, Les Editions de l’Atelier

Ce livre est la trace d’une rencontre entre un plasticien, François Arnold, et des vieillards. « Par-delà la diversité des peintures, le message est clair, explique l’artiste. L’homme, jusqu’à la dernière heure de sa vie, est capable de s’exprimer en beauté et d’y trouver joie. » Et la peinture réveille justement les capacités de création, d’émotion et de partage. Troublant et émouvant pour l’entourage de Simone, Henriette ou Joseph, mais aussi pour toute personne qui côtoie des personnes âgées dont la mémoire s’envole. Ce livre peut aussi les guider vers une autre rencontre.

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