Financement de la dépendance : enjeu de société ?

L’APA ne suffit pas ! Une fois l’aide publique perçue, le cout de la prise en charge d’une personne en perte d’autonomie reste très important pour les ménages. A titre d’exemple, un malade Alzheimer et sa famille déboursent en moyenne 1000€ par mois. Une facture lourde pour ces personnes qui en plus du cout financier, paient souvent cher psychologiquement et socialement. Face à cette réalité, le chantier de la dépendance entrebâille la porte d’une avancée sociale.

Financement de la dépendance : enjeu de société, enjeu économique ?

Cependant, la question du financement de la dépendance reste entière. La part du privé fait débat, voire, inquiète. Certains tirent en effet d’ores et déjà la sonnette d’alarme, en craignant une financiarisation de la dépendance, et une « ruée vers l’or gris » initiée par certains groupes de maisons de retraite.

D’autres tiennent au contraire un discours plus rassurant, comme  Gérard Andreck, président du groupe Macif : « Dans l’assurance il y a des domaines qui peuvent être rentables […] d’autres qui ne doivent pas l’être comme en matière de complémentaire santé ou de dépendance. Sur ces sujets là, […] il est hors de question de ‘vouloir faire de l’argent’ ».

Rappelons que les projections de l’INSEE prévoient qu’à l’horizon 2040, le nombre de personnes âgées dépendantes sera de 1 200 000 contre 800 000 aujourd’hui. Ce qui ne fait que renforcer le débat autour du financement de la dépendance.

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