Enjeux et les risques de l’e-santé : un autre business model

30 octobre 2014

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Les objets connectés se multiplient dans les tous les domaines, y compris celui de la e-santé. Ils ouvrent tout autant de formidables perspectives qu’un besoin de prudence informée et éveillée. Alors que la directive européenne sur les données publiques (PSI) doit être transposée dans le droit français d’ici à juillet 2015, la commission des finances a rejeté le 10 septembre, l’article prévoyant la transposition de cette directive par ordonnance. Petit tour, en 3 partie, des multiples interventions* qui animent ce débat.

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Eric Hirlimann, Administrateur du Comité des Hauts-de-Seine de la Ligue Nationale contre le Cancer, en charge des nouvelles technologies de l’information, dresse les grandes lignes de l’aubaine à ne pas manquer d’une exploitation des nouvelles technologies dans le secteur de la santé :

« L’e-santé qui se caractérise par une implication de plus en plus forte du numérique dans la sphère médicale est appelée à révolutionner cet univers. Déjà l’essor d’Internet qui offre un accès universel à l’information, permet une plus large implication du patient en favorisant l’instauration d’un dialogue plus ouvert avec son médecin, mais l’évolution rapide des technologies numériques, laisse entrevoir des possibilités infinies aussi bien en matière de recherche, que de diagnostic ou de services. »

Dans un entretien sur « la santé de demain », lors du Monde « Festival » pour les 70 ans du quotidien, Martin Hirsch, directeur de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, évoque trois grandes questions relatives à l’évolution du secteur : celle d’ordre technique et de son apport à l’amélioration de la qualité de vie ; celle des inégalités face au système de soins ; et celle de la médecine individualisée, au croisement de la médecine et de l’éthique. Les bouleversements d’une médecine connectée, en particulier, ouvrent de larges horizons mais suscitent aussi de grandes interrogations et de grands débats :

Les objets connectés et les réseaux sociaux collectent une foule d’informations sur notre vie quotidienne. Si la médecine, mais aussi les assureurs, arrivent à faire parler cette montagne de données, ils disposeront d’un outil d’une puissance inouïe, aux applications infinies.

D’après Olivier Arroua, du cabinet de conseil Selenis, « cela pourrait permettre aux assureurs d’offrir de la prévention, des conseils ou un accompagnement vraiment personnalisés. Ils auraient ainsi une autre mission : celle d’aider les gens à se maintenir en bonne santé ». Ce qui ouvre donc la porte à un tout autre « business model ».

A suivre : dans la deuxième partie de notre article sur la e-santé : penser la donnée comme une ressource que l’on peut mettre en commun est une formidable opportunité, mais qui nécessite une certaine prudence.

* Toutes ces prises de parole sont issues d’articles ou de blogs hébergés sur LeMonde.fr en 2014

Crédit photo : opensource.com sur FlickR (licence CC BY-SA 2.0

 

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