Elle est à qui la priorité dans ce cas là ?

Claire a 37 ans.  Cadre au service RH d’une PME, elle a 2 enfants, et emploie à son domicile depuis bientôt 5 ans, une femme de ménage 2 heures par semaine.
Elle utilise les CESU pour sa rémunération. Tout se passe très bien, mais, depuis quelque temps….

Même si je n’emploie un salarié que quelques heures par semaine à mon domicile, je suis de fait un employeur comme un autre. J’ai les mêmes obligations. On parle beaucoup en ce moment du maintien des seniors dans l’emploi, par exemple. Sur le principe, on se dit : « pas de problème, c’est une bonne chose ». Concrètement, ça peut être plus compliqué…

Prenons ma situation comme exemple pour illustrer ! Odette qui travaille chez moi a 55 ans . Elle m’avait avoué il ya déjà quelque temps, avoir de plus en plus de mal à faire certaines tâches. Elle a des problèmes de dos, et elle ne peut plus aller sous les pentes dans les chambres des enfants pour passer l’aspirateur et faire la poussière ou être sur un escabeau  et  lever les bras pour nettoyer une grande baie vitrée.  Je ne sais pas si c’est parce que je travaille dans un service de Ressources Humaines, ou si « je suis née comme cela », peu importe les raisons… mais face aux difficultés d’Odette, j’ai décidé, en complément de  son travail, de  faire appel à une autre personne pour faire ces travaux difficiles.  Karine vient donc 2 heures par semaine depuis 6 mois. Si je résume la situation, de mon point de vue, évidemment, voilà ce que cela donne :

  • J’ai donc désormais 2 salariées : Odette que je rémunère directement en CESU, et Karine, qui est salariée d’une association à qui je règle une facture mensuelle. En clair, cela me double la paperasse.
  • Pour éviter à Odette des tâches qu’elle a du mal à faire, la veille de sa venue, je fais davantage de trucs, du style nettoyer la douche ou la baignoire à fond, ou faire la poussière sur le dessus des meubles.

Je me sens coincée, parce que je ne veux pas pénaliser Odette. Elle a choisi de travailler avec le statut d’indépendante, pour gagner un peu plus d’argent (un peu plus que si elle était salariée d’une association). Ce n’est pas parce qu’elle « vieillit » que je vais m’en séparer me dis-je… C’est même carrément humainement inimaginable pour moi. Mais au final, c’est moi qui trinque, passez-moi l’expression. Si elle était salariée d’une association, je pourrais laisser la structure employeur, adapter son poste, et lui proposer des heures « faciles » chez d’autres particuliers. Moi, employeur particulier, j’ai l’impression d’avoir fait le maximum, et pourtant, je sais que la situation risque encore d’évoluer.

Alors, est-ce que quelqu’un a des idées pour répondre à  cette question :

ELLE VA A QUI LA PRIORITE DANS CE CAS LA ?

Claire

Qu’est-ce que

Priorité
à la Personne

En savoir plus