Dépendance : Une loi pour la fin de l’année

15 mars 2013

/

70 % des personnes interrogées pour le baromètre OcirpFrance Info-Le Monde souhaitent que le gouvernement lance le chantier de la perte d’autonomie. Et pour cause. Le nombre de personnes concernées, les personnes âgées dépendantes mais aussi leur famille, ne cesse d’augmenter avec toutes les problématiques auxquelles elles sont confrontées à commencer par le reste à charge.

Fin janvier, François Hollande a fixé le cadre : Le financement devra être partagé entre solidarité et responsabilité individuelle ; la réforme ne se fera pas en un seul jour et l’effort sera étalé sur l’ensemble du quinquennat.

Pour servir de base au futur texte, trois rapports ont été remis lundi au Premier ministre sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Ils nourriront les deux premiers volets du projet de loi promis pour la fin de l’année : la « prévention de la dépendance » et l’ « adaptation de la société au vieillissement ». Le troisième volet – le plus difficile – concernera l’ « accompagnement de la perte d’autonomie », c’est à dire l’amélioration des aides financières aux personnes âgées dépendantes à domicile ou en maison de retraite. Les dépenses atteignent aujourd’hui 34 milliards d’euros. En 2040, il faudra trouver 10 milliards d’euros supplémentaires par an, selon les prévisions.

Le gériatre Jean-Pierre Aquino, auteur du rapport sur la prévention de la dépendance, nuance le casse-tête financier tant annoncé. Des « mesures simples » pour améliorer les pratiques des professionnels en contact avec les personnes âgées peuvent être prises « avec des financements qui existent déjà ». La consultation de prévention pour les plus de 65 ans, prise en charge par l’assurance-maladie, pourrait ainsi être améliorée.

Le conseiller général du Val-d’Oise, Luc Broussy, qui a travaillé sur l’adaptation des logements, des transports ou de l’urbanisme au vieillissement propose lui aussi des pistes au coût limité : Apposer un autocollant à l’arrière de la voiture indiquant que le conducteur a un âge avancé pour solliciter un peu de prudence et de respect ; généraliser le « diagnostic habitat-mobilité » à 75 ans pour permettre à chaque senior d’évaluer les conditions d’adaptation de son logement ; ou encore d’instaurer un « guichet unique » pour aider les personnes dépendantes et leurs proches à prendre les bonnes décisions.

A lire également :dépendance, enjeu de société, enjeu économique ?

Crédit photo : Richard Ying / LePost.fr sur FlickR (CC BY-NC-SA 2.0)

Qu’est-ce que

Priorité
à la Personne

En savoir plus