Père et salarié : les entreprises à la traîne

20 septembre 2016

/ /

D’après une étude du site d’emploi Meteojob publiée cet été, 54 % des salariés se disent attentifs, lors du choix d’un poste, à la place que l’entreprise accorde au père dans l’éducation de l’enfant. 25 % des pères en font carrément un critère pour le choix d’une nouvelle boîte.

 

Père et salarié

 

Ils sont de plus en plus nombreux à la rentrée des classes. Les jeunes papas souhaitent très souvent s’impliquer dans leur vie de famille mais ça bloque encore dans l’univers professionnel. Près de la moitié des sondés sont en effet persuadés que les organisations restent engluées dans une vision traditionnelle de la répartition des rôles au sein du couple, selon laquelle c’est à la femme de s’occuper des enfants. Et ils ne semblent guère rassurés une fois embauchés. Parmi les salariés en poste, 62 % des hommes et 49 % des femmes estiment que leur entreprise n’a pris aucune disposition pour aider les pères à s’impliquer davantage dans la gestion des enfants.

 

Alors ils voudraient… Mais ils se gardent bien de l’afficher. Ils sont ainsi 74 % à déclarer que lors d’un entretien d’embauche, ils ne demanderaient pas si des mesures spécifiques existent pour les parents. Sans doute par crainte d’être pénalisé, analyse le spécialiste du recrutement. Ce qu’ils réclament ? Une adaptation ponctuelle des horaires en cas de problèmes familiaux à 68 %, le télétravail à 53 %, ou encore un aménagement des congés parentaux et de paternité sans impact négatif sur l’évolution professionnelle à 44 %.

 

Sources : Observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise  – Etude du site d’emploi  Meteojob menée du 12 au 25 mai 2016 auprès de 730 salariés, tous sexes confondus avec ou sans enfant – Le Monde, 05/09/2016 | Image : Philip Quirino sur FreeImages

Qu’est-ce que

En savoir plus