Chaque facteur négatif de la vie au travail se répercute fortement sur la santé

Serge Volkoff, sociologue et chercheur au CNAM, intervenait lors du 8ème Petit-Déjeuner-Débat sur l’enquête « Parlons Travail » réalisée par la CFDT. Cinq aspects de la qualité de vie au travail avaient été sélectionnés pour comparer leurs répercussions sur la santé : une charge de travail tolérable, des marges de manœuvre dans l’activité professionnelle, le fait de pouvoir compter sur le soutien des autres, la liberté d’expression et enfin des horaires qui s’accordent avec la vie hors du travail. Les résultats sont sans appel : chaque item est susceptible de toucher de plein fouet la santé.

Le problème majeur de l’articulation des horaires

Quels que soient le sexe et l’âge, une proportion non négligeable de la population estime que ses horaires de travail ne s’ajustent pas du tout ou pas très bien avec sa vie privée. Le pourcentage de réponses négatives est moindre après 45 ans mais il reste significatif.

Cette variable entretient des liens très forts avec la question santé/travail : troubles du sommeil, douleurs liées au travail, consommation de médicaments… La prégnance de cette problématique se retrouve au niveau européen avec un effet générationnel très marqué. Les longues durées de travail ou les déplacements à répétition sont en perte de popularité chez les moins de 40 ans. Cela ne signifie pas que les plus jeunes accordent moins d’importance à leur travail mais qu’ils souhaitent construire une vie plus équilibrée entre l’investissement professionnel et la vie familiale, culturelle, sportive ou les engagements civiques et associatifs. La prise en compte de cet item est aussi une condition essentielle de la soutenabilité du travail : le fait que beaucoup de personnes, passée la cinquantaine, aient l’intention et le souhait de rester encore longtemps dans la vie professionnelle devrait amener à une réflexion plus poussée au sein de nos entreprises.

Qu’est-ce que

Priorité
à la Personne

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