Brown-out : les dures retombées de l’absurdité professionnelle

3 novembre 2016

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« C’est quoi, ton boulot ? » Silence. Regard vide, expressif d’un ras-le-bol consommé. « Des conneries ». La misère quotidienne de la qualité, de la cohérence et de la prise en compte des compétences au travail peut avoir des effets psychiques ravageurs.

 

On connaissait l’épuisement et l’ennui. L’absurdité subie par les salariés, toutes ces actions répétées qui sous-exploitent largement leurs capacités intellectuelles, conduit certains d’entre eux à se déconnecter de la sphère professionnelle non sans répercussions sur leur état général. Son petit nom ? Le brown-out, littéralement baisse de courant.

 

À l’été 2013, l’anthropologue américain David Graeber publiait une tribune, «Du phénomène des jobs à la con», qui avait eu son effet. Sa théorie: à cause des progrès technologiques, la société produirait des métiers inutiles. Les secteurs les plus visés ? Ressources humaines, management, conseil, finance, et une grande partie des emplois de bureau.

 

The Stupidity Paradox de Mats Alvesson et André Spicer, traite du brown-out
The Stupidity Paradox théorise le brown-out

 

 

Les deux chercheurs britannique et suédois, Andre Spicer et Mats Alvesson, ajoutent un élément éthique dans leur ouvrage, The Stupidity Paradox. La conviction de faire en plus un « sale boulot ». Mettre la pression sur ses inférieurs hiérarchiques, polluer tranquillement et durablement des hectares à la ronde,  se prosterner devant les chiffres… Autant de raisons qui entraînent vers un désinvestissement progressif.

Qu’est-ce que

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