La résistance du microcrédit en temps de crise

31 octobre 2013

/ /

L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) a présenté début octobre, lors d’une table-ronde organisée à l’Assemblée, le bilan positif de son étude d’impact triennale*. Le taux de pérennité des entreprises aidées par l’association s’est maintenu, en 2013, à ses niveaux d’avant crise.

 

Créée il y a vingt-cinq ans pour financer la création de micro-entreprises par des exclus sociaux, l’Adie peut mettre en avant la pertinence de son modèle, à commencer par la qualité de l’accompagnement qu’elle offre aux créateurs. « Etre là au moindre problème commercial ou administratif, au premier impayé, pour aider, c’est la clé de tout », affirme Catherine Barbaroux, sa Présidente.

En 2012, 42 % des créateurs financés étaient auparavant bénéficiaires de minimas sociaux et 25% était issu des quartiers. Et pourtant, 70 % sont encore en activité au bout de deux ans, 58 % au bout de trois ans. Le taux d’insertion – mesure qui ne prend pas seulement en compte les entrepreneurs ayant maintenu leur activité mais ceux qui ont retrouvé un emploi ailleurs – a lui aussi progressé, de 79 % en 2010 à 84 % en 2013.

 

L’association, fortement dépendante des subventions et des dons, espère bénéficier rapidement de financements pérennes pour recruter plus de permanents (450 à ce jour, pour 1300 bénévoles). Son atout est incontestable : L’accompagnement d’un entrepreneur coûte moins cher qu’un emploi aidé (1550 euros).

 

L’Adie est aujourd’hui en plein essor, avec 1500 nouveaux microcrédits distribués chaque mois et 15.000 personnes financées cette année.

 

*Cette étude a été réalisée par l’institut d’études et de conseil CSA en avril-mai, auprès de 1304 micro-entrepreneurs financés par l’Adie.

Qu’est-ce que

Priorité
à la Personne

En savoir plus