« Priorité à la personne » : ça sonne presque comme une provocation vaguement utopique

15 février 2010

Il y a 30 ans (environ), j’étais Directeur Général (salarié) d’une grande et belle société Française de produits de consommation alimentaires.

Pendant les 10 années précédentes (1970 / 1980), j’avais appris avec plaisir (y compris dans des sociétés américaines qui n’étaient pas considérées comme des entreprises philantropiques) que mon métier de manager consistait à gérer l’équilibre instable entre les clients (ou consommateurs), les employés de l’entreprise, les actionnaires, et la collectivité dans laquelle nous opérions (la France en l’occurrence).

Vers 1983, j’ai lu les 1ers speechs (de grands patrons), les 1ers articles (de revues prestigieuses), les 1ères communications de grands cabinets de conseil qui déclaraient :

A partir de maintenant la stratégie – et l’action des patrons chercheront uniquement à maximiser la valeur pour l’actionnaire.

Sur le moment ça m’a paru très stupide et très inquiétant et puis assez vite c’est devenu une réalité. Et puis, ça a fabriqué un monde de merde !

Avec priorité à la personne j’ai l’impression de retrouver de l’oxygène, mais je ne perds pas de vue les 3 autres dimensions : employés / actionnaires / collectivité.

Alain Garnier

Associé d’Interactifs, Cabinet de formation à la relation

Qu’est-ce que

Priorité
à la Personne

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