Portrait d’un parrain : Gilbert Corneta, bénévole PRO BTP

Il a été ébéniste, menuisier, chef de chantier…Gilbert Corneta est un véritable bourlingueur du boulot,  qui, de métier, en rencontres, n’a jamais compté son temps pour rendre service. Aujourd’hui retraité, c’est en tant que bénévole PRO BTP qu’il continue à accompagner des jeunes avec la même générosité.

 

En tant que bénévole, Gilbert partage son temps entre l’activité de proximité (l’encadrement des retraités), et celle de parrain, qui lui permet d’accompagner des jeunes dans leur parcours d’insertion professionnelle. Une activité qui nécessite selon lui d’avoir une certaine connaissance du monde du travail : « le cœur on peut toujours en donner un bout, mais il faut avoir des notions du travail. Avec l’expérience on connait les choses, les postes… on peut se servir de cela pour aider les jeunes ».

 

Une solide expérience du bâtiment

 

Et en parlant avec Gilbert on se rend compte qu’il est passé partout ! Amoureux du bois, il commence par une formation d’ébéniste : « un beau métier ». Très vite, il devient menuisier, puis complète son apprentissage en se formant pour devenir technicien du bâtiment. Fort de ses nouvelles compétences et de son expérience du terrain, il sort rapidement du lot, et obtient un poste de directeur de charpente. Gilbert fait à l’époque partie des pionniers de la charpente industrielle, technique qui lui vaut d’être repéré par les Compagnons du devoir.

Il dit de lui-même qu’il ne peut s’empêcher de « vouloir aider les autres» : rien d’étonnant à ce qu’il crée sa première entreprise en s’associant avec un charpentier en difficulté. Par la suite, ce passionné dirige sa propre entreprise de BTP : « c’est mon caractère, de toujours vouloir faire mieux… Je n’ai jamais été obnubilé par l’idée d’être patron, mais j’ai toujours travaillé comme un patron».

Faire un bout de route ensemble

Retraité, c’est par l’intermédiaire de sa compagne, que Gilbert s’engage en tant que bénévole chez PRO BTP. En tant que parrain, il soutien l’action des missions locales : « la mission nous met en relation avec un jeune que l’on accompagne alors officiellement. C’est une décision commune de faire un bout de route ensemble. A nous bénévoles, la rencontre avec un jeune, ça nous fait du bien ! »

Pour Gilbert l’accompagnement commence par donner de nouveaux repères à des jeunes souvent défavorisés, en difficulté sociale ou professionnelle : «Pour le jeune, c’est souvent plus difficile que pour nous, parce qu’ils sont dans une autre réalité : ils ont leurs langages, leurs codes. Nous on essaie de les suivre avec un autre dialogue, de leur dire : moi je te connais, t’es un gars bien, mais si un jour tu vas chercher du boulot comme ça, ça ne marchera pas ! Alors on va s’entrainer. Et au bout d’un moment il comprend qu’on est là pour lui. Pour l’aider. »

Accompagner avant tout

C’est ce suivi individuel et personnalisé qui permet de développer la responsabilité et l’autonomie : « on essaie d’obtenir un placement en Centre de Formation en Alternance, on incite à s’entrainer pour l’entretien d’embauche… Même quelques jours de travail en intérim c’est important, car ça montre au jeune que c’est quelqu’un de bien, qu’il a été capable. »

Lors de leurs réunions, les bénévoles ont l’habitude d’échanger, de raconter leurs histoires de parrains. Des souvenirs de rencontres, Gilbert en a à la pelle. Comme celui de ce jeune comme lui d’origine portugaise, qu’il a aidé à avancer : « quand on se croise, que l’on partage des moments, que je vois sa fille qui apprend à marcher… là je suis récompensé. ».

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Sources images : llamnudds sur Flick R (licence CC)

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