Livre blanc santé connectée : pour une meilleure appropriation par les professionnels et une régulation des usages

17 février 2015

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Balances, podomètres, tensiomètres connectés : Plus de 100.000 applications étaient disponibles en 2013 alors qu’il n’en existait que 6.000 en 2006, selon le livre blanc sur la santé connectée présenté début février par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM). Le Docteur Jacques Lucas, son auteur, reconnaissait que la diversité de l’offre n’invitait pas le grand public comme les professionnels du soin à y voir toujours clair.

« Santé ou gadget ? », s’interrogeait-il dans une interview publiée par le journal La Croix. Parmi les recommandations développées par l’Ordre des médecins, celle de « poursuivre l’évaluation scientifique des solutions » était retenue comme essentielle. Tous ces objets connectés apportent-ils des réponses qui entrent dans le champ de la santé ou simplement dans celui du bien-être ? Si c’est la première réponse qui s’impose, une prise en charge par la collectivité serait alors « cohérente » soulignait par ailleurs le CNOM.

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« Inciter les médecins à renforcer leur présence professionnelle et humaniste sur le web »

Ce livre blanc appelle clairement à l’adoption de ces nouvelles technologies par les professionnels de la santé et à la poursuite des expérimentations. C’est une petite révolution dans la prise en charge du patient qui s’amorce. La consultation à distance est, par exemple, l’une des mesures prévues dans le cadre du plan anti déserts médicaux, lancé en décembre 2012 par le gouvernement. Mais ces nouveaux moyens ne se limitent pas à couvrir des carences. Ils permettent surtout d’innover, d’améliorer les services. « En Franche-Comté, dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Bourgogne, les services d’urgence peuvent désormais prendre en charge leurs patients par télé-expertise et télé-assistance », se réjouissait la ministre de la Santé le 10 février 2014.
Si les possibilités de développement offertes par la santé connectée semblent infinies, le Docteur J. Lucas invitait toutefois, lors de la présentation de son travail, à résister à une forme de « fascination technologique » : Des patients bardés de capteurs santé, et débordés par une masse d’informations dont ils ne savent que faire si elle ne les inquiète. Une sorte de « cybercondrie » dont un éventuel développement n’est pas impossible, pointait-il alors.

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