Le web, une autre façon d’accompagner les aidants

« Parce que face à la dépendance, les solutions s’imaginent toujours mieux à plusieurs », le site « Aidons les nôtres » créé avec le soutien d’AG2R La Mondiale permet à la communauté des aidants de pouvoir échanger sur ses problèmes ou ses questionnements.

Aidons les nôtres

L’isolement social qui accompagne souvent les personnes au service d’un membre de leur famille ou de leur entourage est aujourd’hui avéré. L’exemple de Hafsa, rencontrée à l’occasion de la journée des aidants, éclaire sur l’importance d’entourer les aidants pour échapper à l’isolement. Hafsa est en charge de sa mère atteinte des maladies de Parkinson et d’Alzheimer. C’est en poussant la porte d’une association qu’elle a trouvé certaines réponses pour faire face.

Quels sont les difficultés que vous avez rencontrées en tant qu’aidante ?

« On s’oublie. On n’existe pas. Et c’est ainsi qu’on s’installe en autarcie. Je n’ai plus de travail depuis plusieurs années et c’est toute ma vie que je consacrais auparavant à ma mère. La nuit, parce que j’étais toujours inquiète qu’il lui arrive quelque chose alors je vérifiais sans arrêt qu’elle respirait bien. Dans la journée, parce qu’elle est aujourd’hui encore  difficile à gérer : surexcitée ou sous la douche en pleine après-midi !  Seule, je ne comprenais pas toujours son comportement et j’étais parfois agressive avec elle. Ensuite, je culpabilisais.»

En quoi la formation des aidants que vous avez suivie vous a-t-elle apporté des solutions ?

« La première fois, d’abord, je n’y suis pas allée. Je me disais que je ne pourrai pas parler. La démarche n’est pas évidente. Pourtant, très vite, avec l’aide d’une psychologue notamment, j’ai franchi  les obstacles. Je me suis reconnue  dans les interventions des autres aidants. J’ai pris du recul. Aujourd’hui, je peux dire que je suis dans l’acceptation de l’évolution de la maladie. Je ne peux pas tout faire, même si je veux bien-sûr faire au mieux. Entre aidants, nous échangeons aussi des astuces techniques. Et ma mère réussit aujourd’hui à descendre les trois étages sans ascenseur de notre immeuble ! »

Comment voyez-vous l’avenir ?

« Ma mère va maintenant deux après-midi par semaine en maison d’accueil. Moi, je retrouve un espace de liberté et ma vie sociale à l’extérieur de l’appartement. Quand elle rentre, elle m’explique les jeux qu’ils ont faits avec un grand sourire. On parvient à échanger à nouveau. Ce n’est que du bonheur. »

Et le web trouve également toute sa place pour aider ces personnes, toujours plus nombreuses, à franchir les frontières de l’autarcie. C’est ce que propose le site « Aidons les nôtres » grâce à sa partie communautaire.

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