Économie sociale et solidaire : focus sur la qualité de vie au travail

La mutuelle Chorum a publié le premier baromètre national qualité de vie au travail * dans l’économie sociale et solidaire. L’enseignement marquant de cette étude est l’attachement porté à l’ESS, où 85% des salariés et 92% des dirigeants souhaitent continuer à travailler.

L’objectif de ce baromètre était de prendre la température d’un secteur qui représente 14% de l’emploi privé en France. Quand il s’agit de parler de « contenu du travail », les chiffres de la satisfaction frisent l’unanimité. «Ce sentiment s’explique en grande partie par la conviction quasi unanime qu’ont les personnels de l’ESS de comprendre leur rôle au sein de la structure et de lui être utiles», peut-on lire dans le rapport rendu par la mutuelle. « L’autonomie et la capacité à prendre des décisions, qui sont également jugées positivement par une majorité de salariés (73 %) et plus encore par la quasi-totalité des dirigeants (98 %), confortent cette perception positive.»

L’émergence d’un sentiment de dégradation – en particulier pour les salariés ayant vécu une fusion ou un regroupement – est notable. 8 personnes sur 10 estiment que la restructuration a modifié leurs conditions de travail de manière négative. Quelques points de vigilance se dégagent également de cette enquête : contraintes physiques et relationnelles pour les salariés ; pression temporelle constante et charge de travail excessive pour les dirigeants.

Qu’est-ce que la qualité de vie au travail en 1 minute ?

* Lancé par la mutuelle CHORUM avec l’appui technique de l’institut de sondages CSA et le soutien du ministère chargé de l’ESS et de la consommation, ce baromètre a permis d’obtenir une vision croisée de 6261 dirigeants et salariés d’associations (72%), mutuelles (19%), coopératives (3%) ou fondations (1%).

** Etude de l’Anact datant de 2013

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