Bien-être au travail : réinventer de nouveaux espaces collectifs

25 octobre 2013

Fini le bureau cloisonné dans lequel l’employé s’enferme de 9h à 18h ? Le modèle – grand classique du secteur tertiaire depuis plus d’un siècle – a déjà souffert du succès de l’open space. Aujourd’hui, ce n’est plus le seul gain d’espace qui motive les entreprises à revoir l’aménagement de leurs locaux mais le bien-être des salariés et leur productivité.

La Silicon Valley, pionnière dans ce domaine, a depuis longtemps abandonné l’archétype des bureaux à l’américaine. En France, la société de services informatiques Accenture a été l’une des premières à suivre le mouvement dès le début des années 2000. Sur 5 000 collaborateurs, seuls quatre ont encore aujourd’hui leur propre bureau. Pour les autres, c’est le desk share : une table au hasard et une connexion Internet.

Juridiquement, aucun texte n’oblige l’employeur à donner un bureau à chacun. « Par contre, il doit assurer la santé physique et désormais mentale de ses salariés », explique Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit du travail à Paris-I-Panthéon-Sorbonne, dans le cahier « Eco & entreprise » du Monde de début septembre. S’adapter aux mutations du monde du travail tout en gagnant sur le coût croissant de l’immobilier et en répondant aux nouvelles habitudes des employés… L’évolution de l’environnement professionnel vers le développement de locaux au design attractif est une avancée.

« Le mobilier reflète les philosophies de management, souligne Alain d’Iribarne, économiste spécialiste de la sociologie du travail, président du conseil scientifique d’Actineo, l’observatoire de la qualité de vie au bureau. D’ailleurs, l’aménagement des espaces est désormais copiloté par le service des ressources humaines. ». Si les années 1980 ont vu se développer les réflexions autour de l’ergonomie, c’est l’ambiance générale, de l’éclairage à l’esthétique, qui est maintenant visée.

Améliorer l’hygiène de travail, son organisation, son ambiance et la qualité des relations, est une réponse efficace à l’absentéisme mais aussi au présentéisme en hausse. Environ 40% des coûts du stress seraient imputables au premier et 60% au second. Les nouveaux espaces collectifs conçus comme des endroits d’échange, de réunions informelles, voire même comme des cellules de repos, seront de plus en plus considérés comme un outil de performance et de bien-être.

A lire également : notre dossier bien-être au travail.

Crédit photo : ekai sur FlickR (Licence CC BY-NC-SA 2.0)

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