Bien-être au travail : les Français les plus démotivés d’Europe

Edenred et Ipsos ont dévoilé, le 20 mai, la neuvième édition du Baromètre sur le bien-être et la motivation des salariés européens*. Si les indicateurs se sont nettement améliorés dans les pays où la sortie de crise se fait le plus sentir (Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique et Suède), les pays d’Europe du Sud affichent les plus faibles scores en termes de motivation: 38% des français et 35% des portugais jugent que leur motivation diminue vs. 22% des suédois et 23% des allemands.

Préoccupation majeure pour les salariés ? La gestion du temps de travail. Avec le développement des nouvelles technologies, la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle est de plus en plus floue. Le phénomène du blurring, tiré du verbe anglais to blur qui signifie effacer, est sans doute irréversible. Il joue toutefois dans les deux sens. Parmi les personnes interrogées, 67 % reconnaissent ainsi être sollicitées par leur travail en dehors des horaires professionnels mais, dans le même temps, 62 % indiquent régler des problèmes personnels pendant les heures de travail.

« Cela ne sert à rien de contenir cette évolution avec des barrières, alors que de toute façon elles vont s’effacer», confirme M. Solom, directeur international d’Ipsos Loyalty. Ce n’est pas que les gens veulent travailler moins, mais ils veulent s’approprier leurs temps de travail et s’organiser. » 68 % des personnes interrogées insistent sur l’impact positif des nouveaux outils de communication et ce sentiment est majoritaire dans toutes les tranches d’âges des plus jeunes aux seniors.

Les actions des entreprises pour s’adapter à cette évolution sont encore jugées insatisfaisantes : 39% pensent insuffisants les efforts réalisés sur les nouveaux modes d’organisation du travail, 36% sur le bien-être au travail et 28% sur la flexibilité de l’organisation du temps de travail.

*8 800 salariés allemands, belges, britanniques, espagnols, français, italiens, portugais et suédois ont participé à cette étude online, menée en janvier 2014.

Reconnaissance, respect et rémunération : les chiffres français

  • 52% ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur implication dans leur travail vs. 46% des européens,
  • 43% ne sont pas satisfaits du respect avec lequel ils sont considérés vs. 33% pour les européens,
  • 61% ne sont pas satisfaits de leur rémunération fixe vs. 51% des européens.

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